BMW K 100
BMW K 100 1982 à 1990 : la révolution de la "brique volante"
Voici les fiches détaillées pour cette première partie de la lettre K, consacrée à la légendaire série des K 100 (la fameuse "brique volante"). J'ai rigoureusement conservé la structure experte, le ton technique et les balises H1 exactes demandées pour votre catalogue.
La BMW K 100 est une machine fondamentalement historique pour le constructeur bavarois. Elle est activement recherchée par les amateurs de youngtimers et de transformations (Café Racer/Scrambler) sous les dénominations BMW K100, K 100, BMW K 100 standard ou K100. Au début des années 80, face aux normes antipollution naissantes et à la concurrence des 4 cylindres japonais, BMW prend un risque colossal : proposer une alternative à son mythique moteur Boxer (bicylindre à plat). Les ingénieurs inventent le "Compact Drive System", un moteur 4 cylindres en ligne disposé longitudinalement et couché à l'horizontale sur le côté gauche. Surnommée la "brique volante" (Flying Brick), cette architecture abaisse le centre de gravité à l'extrême tout en offrant une accessibilité mécanique inédite.
Années de production et l'injection Bosch
Produite de 1982 à 1990 (les premiers prototypes datant de la fin des années 70), la K 100 "standard" ou "Basic" (sans carénage, dotée d'un simple phare rond) est un concentré de technologie automobile adapté à la moto. C'est l'une des premières motos à généraliser l'injection électronique (Bosch LE-Jetronic), garantissant des démarrages parfaits par tous les temps et une consommation maîtrisée. Le moteur de 987 cm³ développe 90 chevaux, offrant une souplesse de fonctionnement et une absence de vibrations spectaculaires par rapport aux anciens bicylindres.
Caractéristiques techniques principales
Moteur
- quatre cylindres en ligne, longitudinal et couché à plat (90°) ;
- refroidissement liquide ;
- cylindrée : 987 cm³ ;
- distribution : double arbre à cames en tête (DACT), 2 soupapes par cylindre (8V) ;
- alimentation par injection électronique Bosch LE-Jetronic ;
- démarrage électrique ;
- embrayage monodisque à sec (type automobile) ;
- boîte de vitesses à cinq rapports ;
- transmission finale par arbre et cardan (Monolever) ;
- puissance indicative : 90 ch (66 kW) à 8 000 tr/min ;
- couple indicatif : 86 Nm à 6 000 tr/min.
Partie-cycle
- cadre treillis tubulaire en acier (moteur à fonction porteuse) ;
- fourche télescopique de 41,4 mm (débattement 185 mm) ;
- monobras oscillant (Monolever) intégrant l'arbre de transmission avec monoamortisseur (débattement 114 mm) ;
- jantes en alliage léger ;
- roue avant de 18 pouces, roue arrière de 17 pouces ;
- frein avant à double disque de 285 mm, étriers Brembo à 2 pistons ;
- frein arrière à simple disque de 285 mm ;
- réservoir d'essence en aluminium : environ 22 litres ;
- poids à sec : environ 239 kg.
Entretien de la K 100
Cette mécanique d'inspiration automobile est réputée pour sa robustesse quasi infinie (des modèles dépassent les 300 000 km) si l'entretien est suivi :
- l'embrayage à sec a une excellente durée de vie, mais son remplacement nécessite de séparer la boîte de vitesses du bloc moteur (opération lourde) ;
- vidange moteur, boîte et pont (cardan) aux intervalles préconisés ;
- surveillance du joint spi de pompe à eau/huile combinée, un point de fuite classique avec l'âge ;
- la rampe d'injection et les durites d'essence doivent être inspectées (le caoutchouc vieillissant).
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